Témoignage de Bernard Prunneaux .De l’Église de Rome à l'Eglise de Jésus-Christ

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En 1986, en vacances à Houlgate, lors de la visite d’une Expo-Bible

tenue par des Évangéliques, je découvre la Bible comme Parole de

Dieu. Les années précédentes, j’avais étudié la Bible avec des prêtres,

suivant une méthode proche des introductions et notes de la Bible de

Jérusalem. Par crainte d’être entraîné dans une secte, j’ai évité de

garder des contacts avec les deux pasteurs que j’avais rencontrés à

l’exposition. J’ai donc cheminé seul avec cette merveilleuse

conviction que la Bible nous avait été donnée par Dieu pour nous

éclairer.

« Je me réjouis de ta Parole comme celui qui trouve un grand

butin. »

 

(Psaume 119:162)

 

Auparavant, je recherchais la vérité principalement par des méthodes

d’érudition humaines : connaissance des religions et philosophies,

vies de saints et histoire de l’Église (Catholique), ouvrages de grands

penseurs chrétiens, sans jamais rencontrer une complète satisfaction,

ni trouver de réponses certaines à mes interrogations.

Avec la Bible, j’ai redécouvert la crainte de Dieu. La lecture de

l’évangile de Jean me bouleversait toujours, en particulier le

chapitre 3 et les derniers entretiens avec le Seigneur.

Un soir d’octobre 1993, Dieu a mis dans mon coeur la certitude que

j’étais racheté, pardonné et adopté en Jésus-Christ. Ce fut à la fois,

tout simple et extraordinaire !

« L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous

sommes enfants de Dieu. »

 

(Romains 8:16)

 

À partir de ce moment-là, mes yeux se sont véritablement ouverts.

Depuis quelques années, je contestais le baptême des nourrissons et

les cultes à la Vierge ; après ma nouvelle naissance, l’imposture du

sacerdoce romain m’est apparue clairement à travers le commerce

des messes pour les défunts et le rite sacramentel de la

transsubstantiation. Je prenais conscience que les prêtres catholiques

n’étaient finalement que des aveugles conduisant d’autres aveugles.

Toute ma vie était marquée par le catholicisme : religion, profession,

famille et relations, et je n’y avais que des amis. Cependant, trois

mois après ma nouvelle naissance, avec la force que seul Dieu

pouvait me donner pour le faire, j’ai quitté l’Église Catholique avec

ma femme et mes enfants, en rendant un témoignage, sans esprit de

jugement, devant les membres de notre assemblée paroissiale et en

présence du prêtre.

Comme c’est souvent le cas, pour beaucoup de catholiques, nous

ignorions tout, ou presque, des Églises Protestante et Évangélique.

Nous ne savions où nous allions, mais nous faisions confiance au

Seigneur…

Dans la semaine qui a suivi notre départ de la paroisse, j’ai été

destitué de ma fonction d’enseignement religieux par mon évêque.

Étant salarié par l’Éducation Nationale, j’ai pu garder mon poste de

professeur de musique que j’ai occupé, non sans difficultés, jusqu’en

2006. Désormais, nous étions perçus comme des sectaires par la

plupart de nos amis catholiques.

Au fur et à mesure que mes yeux s’ouvraient sur la nature véritable

de l’Église de Rome, le Seigneur m’a mis à coeur d’écrire des

brochures destinées, au départ, à avertir ma famille et mon entourage.

Le cercle de diffusion s’est ensuite élargi progressivement. Par souci

de loyauté, j’ai régulièrement fait parvenir mes écrits à l'évêché de

mon diocèse, qui à chaque fois m’a répondu.

J’ai aussi écrit une brochure sur l’oecuménisme conduit par Rome

spécialement à l’intention des frères mennonites, à l’occasion de leur

rencontre avec les représentants du Vatican, à Strasbourg, en octobre

1998. Ce texte concerne également tous les frères qui se sentent

attirés par l’oecuménisme avec les catholiques.

« Nul ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire »

(Jean 6:44)

Cette parole du Seigneur nous rappelle que, parmi ses rachetés,

personne ne peut avoir la prétention d’affirmer : « J’ai été plus

intelligent que les autres hommes ; j’ai cherché Dieu et je l’ai

trouvé ». Dieu m’a conduit à trouver dans la Bible la Bonne Nouvelle

de sa grâce en Jésus-Christ, et Il m’a donné d’y croire. Désormais, je

n’ai plus d’autre désir et d’autre but que de faire connaître la Parole

de Dieu autour de moi, et particulièrement aux catholiques

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